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BEST-OF

Ma soirée avec Ingrid Betancourt

Il est 22h et je suis en train de diner en famille dans un petit restaurant japonais proche de l'Etoile quand je m'aperçois de deux appels en absence sur mon téléphone. Je jette un oeil, c'est la chaîne qui a tenté de me joindre.

Que se passe-t-il? Je rappelle et on m'annonce qu'Ingrid Betancourt a été libérée. J'avale mon dernier sushi et file en moto rejoindre l'équipe du soir. Les premières images arrivent : le Président, les enfants Bétancourt, Uribe... J'ai la chance de vivre ce moment extraordinaire dans les coulisses d'un media. La tension est forte, la concentration sans faille, ca grouille, ca crie parfois, mais tout est en place, la mécanique avance. J'avais déja connu cette effervescence lors des résultats de la présidentielle. Ils sont rares et grisants.

Il est minuit quinze, les premières images d'Ingrid tombent sur les écrans. Elle est souriante et parait en bonne santé ! Des images qui tranchent avec les photos que nous avions vu quelques mois auparavant.

Une heure du matin, Ingrid s'est longuement exprimée sur le tarmac de Bogota. J'ai suivi son intervention depuis la régie de la chaîne. Un des moments les plus forts de ma vie professionnelle.

Deux heure moins vingt, la spéciale est terminée. Tout s'est bien passé. Une nuit courte mais un souvenir extraordinaire.

UDPATE:  J'aurais pu titrer "comment Ingrid m'a kidnappé". En effet,  la face cachée de l'histoire est que le soir même, un ami, Leafar en l'occurence (j'ai presque pas d'ami), fétait son anniversaire surprise au China Club. Je n'ai malheureusement pas pu y assister à mon grand regret. Surtout que toute la bande des soukoaddicts était là... Pegg, Oliv, Camille, et les autres...

Berrebi condamnant la Gay Pride à Jerusalem : une double faute

Jeremie Berrebi dans un récent billet sur son (tout nouveau) blog, s’est indigné du fait que la Gay Pride était organisée à Jérusalem… (Embruns l'a épinglé )

Inutile de dire qu’avant d’écrire sur ce sujet je me suis assis et calmé afin d'éviter de sur-réagir et dire des choses que j’aurais peut être fini par regretter. C’est donc après mûre réflexion que j’interviens ici pour expliquer pourquoi je trouve cette intervention bête tant sur la forme que sur le fond.

Sur la forme, Je ne vois pas l’intérêt pour Jérémie... En s'indignant il sait très bien qu’il va se mettre à dos bon nombre de ses lecteurs. A moins de vouloir générer de l’audience sur son tout nouveau blog? Mais chacun sait que les retombées dans ce genre de situations sont nécessairement négatives à moyen ou long terme.

Mais je ne m’attarderai pas sur la forme, c’est le fond de l’affaire qui m’interresse. Comme je l’ai indiqué en commentaire de son billet, je pense que Jérémie et moi, bien qu'appartenant au même peuple, nous ne partageons pas DU TOUT la même vision du Judaïsme.

A la différence de Jérémie et jusqu’à preuve du contraire (on ne sait jamais ce que nous réserve l’avenir) je suis un Juif athée. Un Juif et j’y tiens parceque cette identité est collée à l’os, mais athèe parceque je crois en une force universelle à laquelle je ne sais pas donner de nom  (Dieu, Elohim, Achem… peu importe) : pour ma part je l’appelle ”Réel”.

J'aime penser selon la pensée de Levinas que le Juif c’est “L’Autre par excellence". (Sur ce sujet je vous conseille  cette conference la lecture de Mon Etre Juif , ainsi que celle de Doublement Juif) Etre Juif c’est être différent, être Autre, être singulier. C’est pour cette raison il me semble que les propos qu’a tenu Berrebi sur la minorité homosexuelle, encore un "Autre" emblématique, sont une erreur au sens même de la Pensée Juive.

Il me semble que ce qui gêne les religieux dans l'homosexualité est ce “non –respect de la différence des sexes”. La relation homosexuelle est, de leur point de vue, au mieux une relation narcissique au pire une regression bestiale.

La première interprétation est évidemment réductrice. La différence des sexes ne réside pas uniquement dans les differences sexuelles au sens organique ou physique du terme. Elle réside aussi dans la différence des genres. J’ai déja écris sur la question il y a quelque temps… En somme les relations entre deux êtres de genres "masculins" et "féminins" peuvent tout à fait exister au sein de relations homosexuelles. Il suffit pour cela de ne pas confondre "genre" ou "rapport au genre" et "sexe organique". Mais le religieux a du mal avec cela.

La seconde interprétation, à savoir que la relation homosexuelle serait une régression vers le bestiale fait directement référence à Sodome et Gomorrhe et à la sexualité sans désir ou sans amour. Or nous savons que la bestialité existe autant dans les relations hétérosexuelles  que dans les relations homosexuelles (c'est parfois très bon d'ailleurs :-)) et c’est encore une affaire de différence entre jouissance et souillure que les religieux ont beaucoup de mal à conceptualiser...

Pour finir, je peux comprendre que certains religieux soient choqués par la présence en Terre Sainte de défilés de chars garnis d’hommes et de femmes dénudés. Pour autant, je pense qu’il faut que cela se passe. Il faut se battre pour cette liberté là, encore plus quand cela a lieu une fois l’an. Il suffira aux religieux de baisser la tête et d’apprendre à tolérer l’Autre... Après tout c'est aussi une leçon de Judaisme.

"I am nobody" peintre urbain à NYC

I Am Nobody est peintre. Photographe aussi. Il a voyagé (entre autre à Paris où il a vécu plus d'un an) pour aterrir à New-York où il travaille aujourd'hui. Devant sa jaguar couleur bronze, chargée de toiles, de pinceaux, de tubes de peintures et de papiers, il vend ses oeuvres disposées sur un simple etabli monté sur le trottoir. Le gars a une gueule et du talent. Je vous invite à découvrir son myspace son site web et son store eBay

 

Reflexions après « le meurtre Facebook »

« Currently splitting » : Pan !

"Currently splitting" est le statut qu’affichait sur Facebook la jeune femme assassinée par son mari parcequ’il avait découvert qu’elle projetait de le quitter.

Reconstitution et exposition de morceaux d’identité

Il n'y a pas si longtemps nos différents “morceaux d’identité” (que nous exposons à certains moments, dans certains lieux, à certaines personnes, dans certaines conditions) étaient plus ou moins cloisonnés, protégés. Désormais, peu importe le lieu et le moment, la “transparence globale” permet de tout rendre visible. Elle permet la reconstitution et l’exposition des  parcelles d’identité privées et publiques.


Nous ne sommes plus des personnalités individuelles, tentant de rester fidèles à elles-mêmes, mais au contraire nous prenons plaisir à jouer avec différents Dividus, selon le contexte social dans lequel nous nous trouvons.
(Extrait de
misskplane.com dans un billet sur les netocrates )

Aujourd’hui, la tendance est donc à la "dividualisation". La tendance est surtout à l’exposition des "dividus", comme si il était urgent de se libèrer du “joug du secret” et de l’intime.  Cette idée d’émancipation par “la fin de l’intime” me rappelle l’erreur que (certains de) nos parents ont fait en 68 en confondant pudeur et pudibonderie. Les corps et les esprits libérés n’avaient plus de raison de se cacher. La nudité était naturelle. La pudeur était la “honte du corps”. Se cacher était presque devenu suspect et la transparence garantissait l’authenticité.

Après la transparence, la pervasivité

Non seulement nos outils tendent à laisser transiter des informations sur nos comportements, nos gouts, nos désirs, mais plus encore, ils vont jusqu’à accélérer la transmission, l’éparpillement, la dissémination et ce avec ou sans notre consentement.

Nous sommes en train d’aller encore plus loin que la transparence : bientôt les zones protégées deviendront accessibles automatiquement.

Un environnement pervasif (ou environnement ubiquitaire) est un fonctionnement de la communication où les objets communicants se reconnaissent et se localisent automatiquement entre eux. Les objets interagissent entre eux sans action particulière de l’utilisateur. Autrement dit, l'on peut être connecté partout et tout le temps. L'environnement ubiquitaire numérique sous-entend la notion de pro-activité, c'est à dire que des processus peuvent envoyer de l'information à ces terminaux à cœur numérique et en obtenir sans action d'un utilisateur.
(Wikipedia)

Sans Internet nous n’en serions pas là : vannes ouvertes !

L’explosion des réseaux sociaux  a accéléré le mouvement. Nous pensions peut-être construire des lieux virtuels de convivialité, des outils de rencontres, des moyens de retrouver nos connaissances passées, de bâtir nos relations futures et finalement nous ne faisons que ruiner toute possibilité d’amours ou d'amitiés durables (par pur voyeurisme, délire mégalomaniaque, simple ignorance ?). Je vis, j'expérimente au quotidien ce phénomène et j'ai en tête une multitude d'exemples (j'en mettrai en commentaire...) qui illustrent comment la transparence globale piège les relations et génère des délires paranoïaques.

Nous sommes condamnée à éviter que nos enfants ne deviennent paranoïaques.

Notre génération est-elle sacrifiée? Je le pense. Mais la suivante peut profiter de cette expèrience en rétablissant un certain nombre de limites nécessaires (sans tomber dans l'extrèmité répressive) : repenser des notions fondamentales comme la "pudeur" et le "territoire" (…aussi notre rapport à la féminité. Mais ça c’est une autre affaire - compliquée et matière à polémique - qui mérite plusieurs autres contributions) ?

Société de l'égo(boo) et économie de l'influence

Egoboo : mot anglais familier utilisé initialement dans le milieu de l’Open Source pour exprimer le plaisir reçu provenant de la reconnaissance par le public d'un travail volontaire. Le terme est utilisé pour décrire la valorisation de l'ego ressentie par une personne en découvrant son nom publié.

Quel est le besoin le plus important dans nos sociétés occidentales ? Aujourd’hui, à quelques exceptions près, les ressources comme l'eau, la nourriture ou la sécurité physique ne sont plus nos préoccupations majeures. Dans la pyramide de Maslow, les besoins de troisième et quatrième niveaux sont les plus criants: « estime », « amour », « attention », « appartenance » et « reconnaissance ».

Nos sociétés individualistes finissent naturellement par produire des égos blessés et boursouflés. Le besoin d’estime des autres, d’attention, d’amour et de reconnaissance, se transforment en quête permanente de « territoires d’influence » ; influence non pas des organisations (nations, gouvernements, marques ou entreprises) mais bien des individus sur d’autres individus.

L’explosion des phénomènes panoptiques (cf ce post d'aout 2007), les télé-persos, le blogging, les réseaux sociaux,... tout cela n’est il pas à la fois le symptôme d’une immense blessure narcissique et la solution de compensation ?

Projection ? Probablement ! Mais pas seulement… Les déferlantes Facebook, MySpace, Twitter,… sont là pour en témoigner. Chacun est en quête de célébrité personnelle. Une culture hyper-pop émerge et le net en est le terrain de jeu privilégié.

Les individus prennent le pouvoir en leur simple nom par leur unique capacité à infiltrer, agréger, constituer des réseaux sur lesquels ils finissent par avoir de l'influence. L'autorité est gagnée par agglomération de micro-ascendances, micro-prestiges, micro-notoriétés. L'identité et l'influence se construisent de paire. C'est l'influence qui fait l'identité et l'identité l'influence.

Dans la "société de l’égo(boo)", l'important est d'exister en se référant positivement ou négativement à un groupe, un mouvement, une culture ou une idée et d'attirer autour de soi une masse critique d'individus sur lesquels exercer assez d'influence pour en tirer un bénéfice.

Les netocrates chez France24 le 24 avril !

La maison Léo Scheer édite depuis Janvier dernier une traduction (par Peggy Sastre) du cultissime Netocracy de Jan Soderqvist et Alexander Bard

En passant de l’imprimé et des médias de masse à l’interactivité et au multimédia, notre culture négocie un virage majeur, comparable à celui qui vit le féodalisme supplanté par le capitalisme. À l’époque ont émergé le capital, l’État-nation, les masses, les idéologies modernes. Le paradigme a changé : désormais, l’information et l’attention sont au cœur de la création de valeur et de tendance. Les aristocrates dominaient la terre et les serfs ; les bourgeois captaient l’argent et les moyens de production. Au XXIe siècle, les nouveaux maîtres du monde qui émergent sont les Netocrates, la nouvelle élite de l’après-capitalisme."

Jan et Alexander seront à Paris dans une quinzaine de jours. J'aurai l'honneur de les accueillir chez France 24 pour l'enregistrement d'un entretien sur la chaine anglaise le 24 à 14h30. J'essaie d'organiser une rencontre informelle aprés l'interview dans les locaux de la chaine avec un petit groupe de... Netocrates :-). J'espère pouvoir Live blogguer quelquechose à cette occasion. Si vous avez des questions à leur poser n'hésitez pas à les laisser en commentaires, je transmettrai...

Les blérots de R.A.V.E.L

A la Cigale vendredi soir dernier j'étais invité par ma douce au concert des blérots de R.A.V.E.L.

Avant d'arriver je ne connaissais pas. Surprise ! Le pitch : une dizaine de potes monte un petit spectacle de rue pour financer leurs vacances. Et voilà que onze ans plus tard les blérots de R.A.V.E.L n’en finissent pas de jouer... Aujourd'hui le groupe s'autoproduit et fait un tabac. Surtout dans les salles où on découvre éffaré un public tout acquis à cette bande de déjantés. Un public ecléctique qui va du jeune fumeur de pétards adeptes de pogo au cadre dynamique cravaté et "lunetté" Prada en passant par les jeunes mamans et les mamies branchouilles.

Voici quelques photos et surtout une courte séquence de live où tout le groupe s'installe dans la fosse pour une chason improvisée au milieu du public.

Désolé si la qualité des images n'est pas top, c'est à mettre sur le compte du Black Berry

Les blérots de R.A.V.E.L sont à écouter sur leur Myspace mais surtout à voir partout en France. Vous pouvez aussi écouter Dans les gares (la chanson en fond dans le vidcast) sur Deezer...

 

Première video Live Qik depuis mon Iphone

J'en parlais il y a quelque temps, Qik avait annoncé la sortie de l'application de streaming Live depuis un Iphone. C'est fait, j'ai pu la tester ce midi. Et voila ce que ça donne sur un réseau Wifi en qualité maximale.

La puissance de l’Open Source face à l’utilisabilité du Propriétaire


Cy Twombly

Voilà une dizaine d’années que je travaille dans l’écosystème Open Source. J’ai développé, intégré,  fait la promotion et utilisé des solutions libres. Et il y a un constat flagrant : les logiciels Open Source sont extrêmement puissants. Ils sont, pour les plus importants, riches, fonctionnels et stables.  En revanche contrairement aux logiciels propriétaires ils restent peu intuitifs, leur utilisabilité est très limitée.

Le New-York Times a récemment publié un article sur cette question en évoquant le cas Google. En laissant des développeurs publics participer à l’enrichissement des applications au travers de leur Lab, Google gagne en puissance mais perd en cohérence. Ses applications n’ont jamais été aussi hétérogènes en matière d’interface. L’exemple extrême reste celui des distributions Linux. A l’opposé Apple, cas typique de système propriétaire est reconnue comme étant la plus cohérente et intuitive des plateformes.

Dans le même esprit, Dries Buytaert, créateur de Drupal s’est interrogé cette semaine sur l’utilisabilité de son CMS en visionnant les comportements de débutants devant l’interface d’administration d’un site Drupal. Édifiant!

10 années que les logiciels libres ont pénétré le grand public et que le modèle Open Source est devenu une référence en matière de création. Aurions-nous atteint la maturité? Est il possible d'imaginer le meilleur des deux mondes? Pourrons nous enfin allier la simplicité du propriétaire et la puissance du libre ?

Ma soirée avec Ingrid Betancourt

Il est 22h et je suis en train de diner en famille dans un petit restaurant japonais proche de l'Etoile quand je m'aperçois de deux appels en absence sur mon téléphone. Je jette un oeil, c'est la chaîne qui a tenté de me joindre.

Que se passe-t-il? Je rappelle et on m'annonce qu'Ingrid Betancourt a été libérée. J'avale mon dernier sushi et file en moto rejoindre l'équipe du soir. Les premières images arrivent : le Président, les enfants Bétancourt, Uribe... J'ai la chance de vivre ce moment extraordinaire dans les coulisses d'un media. La tension est forte, la concentration sans faille, ca grouille, ca crie parfois, mais tout est en place, la mécanique avance. J'avais déja connu cette effervescence lors des résultats de la présidentielle. Ils sont rares et grisants.

Il est minuit quinze, les premières images d'Ingrid tombent sur les écrans. Elle est souriante et parait en bonne santé ! Des images qui tranchent avec les photos que nous avions vu quelques mois auparavant.

Une heure du matin, Ingrid s'est longuement exprimée sur le tarmac de Bogota. J'ai suivi son intervention depuis la régie de la chaîne. Un des moments les plus forts de ma vie professionnelle.

Deux heure moins vingt, la spéciale est terminée. Tout s'est bien passé. Une nuit courte mais un souvenir extraordinaire.

UDPATE:  J'aurais pu titrer "comment Ingrid m'a kidnappé". En effet,  la face cachée de l'histoire est que le soir même, un ami, Leafar en l'occurence (j'ai presque pas d'ami), fétait son anniversaire surprise au China Club. Je n'ai malheureusement pas pu y assister à mon grand regret. Surtout que toute la bande des soukoaddicts était là... Pegg, Oliv, Camille, et les autres...

Katoa un nouveau réseau social à la sauce orange

Katoa est un réseau social créé il y a deux ans par les labos de R&D d'Orange. Le site est aujourd'hui ouvert en beta. Il permet de créer un wall de contenus trés simplement en glissant déposant des magnets multimedias. Vous pouvez déposer les medias depuis votre disque dur vers le site mais aussi récupérer vos photos Flickr (bientôt Youtube?). Pour en savoir plus je vous conseille de visionner cette petite video enregistrée ce soir à la soirée Geekement Correct.

Pour le fun voici mon Showroom Katoa 

 

Genepax ou la voiture à l'eau : faux hoax?

Vrai faux ou faux vrai? Car on imagine mal que cette campagne de promo pour Genepax, la société japonaise qui aurait créé la première voiture roulant à l'eau, soit autre chose qu'un hoax... 

Jugez en par vous même en jetant un oeil à la vidéo qui suit...

 

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