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L’affaire du vrai faux Chronic’art : chasse au scoop et histoire d’égo !
Soumis par Michel Levy-Pro... le ven, 06/06/2008 - 02:43.
Pour ceux qui n’auraient pas suivi, Chronic’art ce mois-ci a publié un numéro (le #46) totalement faux. L’affaire a démarré il y a trois jours. J’en parle longuement dans mon précédent post. Et elle est résumé dans la video ci-dessous enregistrée avec Raphael Labbé (alias Leafar) et Olivier Maurel (Olivier2point0), les deux Soukoboyz’.
L'excellente initiative de Chronic'art a le mérite d’illustrer trois choses qui n'était probablement pas calculées par Cyril De Graeve, le patron du journal, mais en même temps pas si inattendues que cela:
- D’abord qu’un bloggueur ça fonctionne à l’égo. Dès que j’ai compris que le numéro #46 de Chronic’art était un faux, le 3 Juin au matin, mon premier reflexe a été d’écrire un billet sur mikiane.com et d’en faire la promotion autour de moi. Moins de 5mn plus tard, Raphael postait sur son blog un article relai. A cet instant précis s’est installé entre nous un petit jeu qui a consisté, pour moi à revendiquer la paternité de la découverte, et pour Raphael à plus ou moins le démentir et reprendre la main sur le scoop (cf la minute 13:50 de la video ci-dessus). Raphael et moi, nous nous sommes immiscé dans cette faille narcissique et nous nous sommes pris au jeu…
- Ensuite qu'un media installé et à forte notoriéré n'est jamais à l'abri d'une manipulation. En effet c’est un journaliste de France Info, David Abiker, qui a été le premier a relayé une fausse info sans verifier ses sources (Il a très modestement fait son mea culpa aujourd’hui sur VSD). Mais c’est aussi un jeune site participatif qui a été le premier media professionel à déceler le fake. En effet, la rédaction du Post qui a découvert un article bidon posté par Raphael sur leur site a fait son enquête. Ils ont contacté Chronic’art qui les a mis dans la confidence. Plus un media doit prouver sa crédibilité plus il est soucieux de vérifier les infos qu'il délivre (il a beaucoup plus à prouver et à perdre).
- Enfin, que chacun avait un intérêt particulier dans le fait garder ou non le secret. A ma connaissance les seuls qui étaient dans la confidence à l'excpetion de l'équipe Chronic'art étaient Leafar, VSD, LePost.fr, L'Observatoire des médias et moi. Nous avons respecté l'embargo. Libération et Ecrans.fr ont refusé de le faire. L’idée ici n’est pas de blamer Libé (ils ont fait leur boulot d'enquête et dévoilé un vrai scoop), chacun d’entre nous avions de bonnes raisons de respecter ou de briser le silence. Libération a préféré sortir le scoop et tenter de surfer sur le buzz. Les autres (bloggeurs et journalistes) ont souhaité jouer le jeu de Chronic’art en espérant probablement une meilleure retombé lorsque l’affaire serait dévoilée : l’annonce était prevue en tir groupé le 13 juin et le numéro #47 devait citer les acteurs qui ont accepté de respecter le secret…. ce qui sera le cas je l’espère :-). Je vous le disais, c'est une histoire d'égo !
(Ce billet, vous l'aurez remarqué, n’est qu’un simple exercice de mise en abyme…)
Le TGI de Bonneville met en ligne des "contenus pirates" !!!Soumis par Michel Levy-Pro... le dim, 04/01/2009 - 12:25.Quelle surprise ce matin en tombant sur cette alerte de Damien Guinet (blogitexpress) dans mon flux friendfeed, "Heu, il y a comme un problème sur ce site : http://www.tgi-bonneville.just...". En effet, le site du tribunal de grande instance de Bonneville affichait fièrement une page proposant en libre téléchargement une série de contenus pirates (des films et des jeux)! Voici une copie d'écran du site dimanche 5 janvier à 11h20... Rigolo non?
Social Media, Tech, Marketing : les conférences 2009 !Soumis par Michel Levy-Pro... le lun, 29/12/2008 - 11:31.
S'il n'y avait qu'un seul rendez-vous à ne pas manquer en 2009, ce serait évidemment la TED Conference (comme tous les ans)... Mais je n'y serais pas :-( , en revanche, voici une sélection des bons plans Marketing, Social Media et Tech de l'année 2009 aux US et dans le monde. De quoi faire une petite sélection personnelle. (mon Bestof : la DEMO à Palm Desert en Mars et la Web2.0 à NYC en septembre...). Suivez des MoJosSoumis par Michel Levy-Pro... le mer, 24/12/2008 - 10:40. |
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Cette histoire est très
Cette histoire est très interressante. Bravo !
Bloggeur : nouveau croisé
Bloggeur : nouveau croisé qui cherce la lumière... des projecteurs sociaux... ?!
Article inspiré sur une démarche inspirante. Bravo.
Amusant de lire ceci dans le clair-obscur de la demie-confidence.
Et l'avenir, c'est peut-être un peu cela : les jeux de lumières. Fin de la vérité écrasante en matière de news au profit de la recherche du plus vraisemblable. Il s'agit d'être alors vigilant et responsable : je ne parle pas d'une prudence excessive mais de la précaution du juste... de celui qui aime, avec gourmandise et sens du partage, ce qui a un goût authentique.
A table !
C'est vrai que c'est avant
C'est vrai que c'est avant tout une histoire d'ego.
Un blog, c'est une suite d'éditos, de mise en avant d'une personnalité. On tire un peu plus dans cette direction et on arrive, avec la professionnalisation des blogs, à la même logique qui gouverne le business de la production d'émission. Un personnage = une marque. On achète du Delarue ou des gens de son écurie car on aime cette marque. Et quand je lis du Arrington ou du MacManus (et du Mikiane, of course), c'est avant tout parce que j'aime leurs personnalités et celles de leurs comparses.
Mais j'ai le sentiment que cette affaire d'ego, ça travaille aussi pas mal le lecteur. On se moque des midinettes qui rêvent de leur futur dans le mannequinat en lisant Vogue, mais quid de ceux qui rêvent d'être la prochaine start-up à la mode en lisant Techcrunch ? Et quel bonheur lorsque leur Personnage favori leur donne la réplique, approuve un de leurs commentaires, les faisant ainsi entrer dans une histoire qu'ils dévorent tous les jours.
Cette initiative de Chronic'art est excellente. On reconnait ça au fait que chacun est capable d'y lire quelque chose de différent.
Oui, c'est d'autant
Oui, c'est d'autant plus vrai qu'une des angoisses permanente est de lasser, perdre son aura (si tant est...), son audience. Je me souviens d'un excellent papier de Guillemette sur Rue à propos du stress du bloggueur.
J'arreterai avant de sombrer. Un jour... rideau et me reconvertirai en therapeute pour ancien blogueur en depression.
Bonsoir, C'est très
Bonsoir,
C'est très étrange, je débarque dans un univers assez nombriliste.
J'ai entendu DAvid Abiker, ce matin faire son méa culpa suite à cette malheureuse information passée sur France Info (semble-t-il) J'ai foncé acheter Chronic'art ; Jargon spécifique, je pensais en lisant, c'est que du faux, mais je crois que si cela avait été du vrai, cela aurait été pareil.
Ensuite, de vous voir vous blogueurs (si j'ai tout compris) dénoncé ce vrai faux, être le premier à le voir, le dire tout haut. C'est très puéril, ne pouviez vous pas vous contentez de savoir en secret, dans l'ombre de Chronic'art que vous saviez? Non il fallait le dire haut et fort. Que vos contemporains vous reconnaissent une paternité de la découverte. Que cherchez-vous ? Une existence sur la toile? Mes mots sont peut-être obsolètes mais qu'importe. Je ne prends pas la plume d'écrire parce que si l'on veut vivre la vraie vie, on ne peut pas passer trop de temps devant son écran. C'est peut-être ce que vous reprochez à M Abiker. SAlutations
Tu as tout à fait
Tu as tout à fait raison c'est aussi un univers nombriliste et c'est le propos de ce billet (de ce blog?).
J'ai eu des sites web personnels depuis 1996. Et je blogue depuis 5 ans. Progressivement ce site est devenu un laboratoire. Un labo technique pour tester de nouvelles fonctionnalités, de nouveaux concepts. Un labo personnel où je me livre, donne accés à des histoire plus ou moins privées et rencontre des gens qui s'interressent à cette aventure, qui deviennent des amis ou simplement découvrent le site sans jamais revenir...
Je me sens souvent comme un cobaye. J'adore cette phrase tiré du blog d'une copine (encore Peggy,... pfff) : "on ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va". Je teste des limites et me brûle parfois (des histoires personnelles surtout), mais c'est une expèrience riche d'enseignements que je m'amuse à analyser... d'où ce blog à nouveau...
Pour répondre à ta dernière question, je pense que la vraie vie est aussi devant un écran. Je ne crois pas à la "séparation" réel/virtuel. Et dans tous les cas c'est surement pas ce que je reproche à David Abiker. Je ne reproche rien à David Abiker... :)
A bientôt peut-être.
M
LA démarche sociologique
LA démarche sociologique semble intéressante, mais j'ai quelques craintes sur ce désir de se prendre comme sujet unique et central de sa propre histoire. LA vie de chacun est un laboratoire. Certains n'en ont pas forcément le recul - Ne crains-tu pas de l'image que tu façonnes, que tu t'emprisonnes dans cet égo. Ne faut-il pas s'en détacher ? N'être rien, vivre dans l'ombre en sachant que si la lumière vient tu existes tout de même. Je ne vais pas faire de sermon mais j'ai deux jeunes enfants, qui me rappellent en permanence que je ne suis pas mon propre centre.
Mon centre est partout ailleurs, chez les autres notamment.
Pour ma part, je sens une séparation entre réel et virtuel. L'autre est loin d'être un ensemble de codes binaires, c'est comme si tu résumais un dialogue entre deux personnes comme un simple échange de mots. L'outil machine-écran va peut-être faire naitre une conscience de ce que nous sommes intrinsèquement.
Et si tu vois le réseau comme une finalité n'est-il pas là pour te faire croire que tu ne peux pas faire les choses sans lui ?
Merci de ta réponse et désolée de monopoliser la scène.
Sincèrement. AG
Je n'ai pas tout compris au
Je n'ai pas tout compris au commentaire mais sur la question de la séparation réel / virtuel, certes l'usage du clavier et de l'ecran etablit une distance et donc ne permet pas de "percevoir" l'autre comme on le ferait dans le monde "physique". Mais l'un n'empechant pas l'autre et même parfois l'un permettant l'autre (je veux dire la rencontre "virtuelle" par rapport à la rencontre "réelle"), je trouve cela plutôt positif. Mais aujourd'hui n'est ce pas banal?
Les relations amicales ou amoureuses qui s'etablissent en partant du réseau sont souvent plus rapides à se construire ET à se détruire. C'est un retour d'expèrience. Cela veut il dire qu'elles sont superficielles? PAs necessairement. Il y a des passions ardantes qui naissent par ce biais. Les gens sont plus accessibles, plus facilement en contact, plus rapidement connectés. C'est une affaire d'offre et de demande. La "concurrence" est rude et donc la circulation et les "changements" plus rapides et brutaux.
J'ai conscience de la violence de ce que je décris. Mais c'est vraiment comme cela que cela se passe. Sans l'avoir vécu, je n'aurais pas pu témoigner. C'est aussi ce que je voulais dire quand j'évoquais "le cobaye".
Ce n'est pas spécialement
Ce n'est pas spécialement violent ce que tu écris.
J'ai vècu aussi quelques expériences sur le net. Mais j'ai envie de dire que ce ne sont que quelques expériences parmi tant d'autres, c'était amusant, étonnant parfois, on se découvre quelqu'un d'autre. Je ne cache pas que ça me fait sourire.
J'ai envie de dire, il faut changer de registre, parce que sinon on s'enferme dans une bulle et peu de gens peuvent comprendre notre démarche. Ce côté élitiste (on fait partie d'une catégorie de personnes "vous ne pouvez pas comprendre" ) m'agace, je trouve ces personnes très réductrices dans leur approche, n'arrivant pas à se mettre à la portée de l'autre parce que manquant de vocabulaire.
Et puis surtout
Il y a une chose qui me dérange profondément, c'est le rapport au temps.
@Anne-Gaëlle : c'est
@Anne-Gaëlle : c'est marrant comme les choses qui se passent sur les blogs, et sur Internet en général, sont très vite taxés de tous les maux. Après tout, le numéro fake de Chronic'art, on aurait pu le tirer sur ronéo dans notre cave et le distribuer sous le manteau, en pouffant, à notre famille et voisins - pourquoi décider de rendre ça public, n'est-ce pas très puéril ? Et vous, pourquoi avez-vous décidé de vous défaire un instant de votre "vraie vie" et d'envoyer votre commentaire ici ? Pour avoir une voix au chapitre ? Vous ne pouviez pas en parler silencieusement à vos bégonias tandis que vous biniez vos plate-bandes ? N'est-ce pas très puéril ? En bref, on est toujours le puéril (allemand) de quelqu'un, question de point de vue...
Je n'ai pas suivi l'affaire
Je n'ai pas suivi l'affaire et je la démonterai peut-être si j'en ai le temps... ce qui me fait réagir, c'est que je suis plongée dans la lecture du très bon livre d'Antoine Bello "Les falsificateurs", et quand je vois dans vos mains ce faux numéro, ça fait écho...
Je présuppose que la démarche a une possible visée éducative : méfiez-vous des contrefaçons, tout ce que vous voyez n'est pas forcément vrai, développez votre sens critique...
La surinformation constante amplifiée par la planète blogs tend à provoquer des overdoses, des court-circuits qui mènent parfois à de la pure désinformation, voire à de la réplication simple à l'infini... la valeur ajoutée n'est pas toujours démontrée, si ce n'est, comme vous les soulignez justement, la petite guéguerre du "j'l'ai dit le premier"... nous sommes parfois plus dans une cours de récré que dans une salle de rédaction "planétaire" digne de ce nom...
Je pense que la démarche de Michel est globale et un peu construite (même s'il revendique un apparent chaos), vu que dans le même temps il participe au lancement de France 24 The Observers...
Vous interprétez comme vous
Vous interprétez comme vous voulez, mais ça finira bien par être compris dans son véritable sens.
Les chroniques de livres non réédités, ce n'est pas la majorité de ce magazine. Chronic'art est surtout un magazine de références culturelles, un prescripteur. Il est très simple de vérifier que c'est faux: chercher à écouter tel disque, chercher des infos ou une bande-annonce sur tel film, etc. Mais vous, vous dites que ça demande un petit travail de recherche sur internet, à propos de Sexchange.
Ce qui est démontré dans ce numéro de Chronic'art, ce n'est que ceci: les lecteurs de Chronic'art y lisent ce qu'ils ne lisent pas ailleurs, et parfois ils le lisent juste pour le lire. Pensons-y : ça parle de musique, de films, de littérature, ... et il y a des gens (comme moi) qui le lisent pour lui-même. Oui c'est assez stupéfiant d'être aussi encrouté: lire un article sur de l'art et puis passer à autre chose, sans aller plus loin.
Je crois que c'est ça le plus impressionnant: ils critiquent surtout le lecteur, ils lui disent de se secouer. Oui, se secouer. Parce qu'un lecteur encrouté peut continuer à lire le magazine comme si de rien n'était: il ne diffère en fait en rien d'un autre numéro de chronic'art.
J'ai compris que c'était un faux au bout de deux articles (celui sur "gomsk" (en couverture), et celui habituel de la rubrique "Wesh! Les films en direct de LA") et une fausse pub (à la fin du numéro, deux journalistes de chronic'art et un auteur chez la même maison d'éditions, font une pub pour un nouveau téléphone portable). Je me suis dit: jamais ils ne tomberont aussi bas. Puis je me suis dit: ils sont capables de faire un fake gros comme ça, c'est difficile de convaincre tous les journalistes et tout le staff, mais je crois en leur force de vérité.
Je n'ai pas vérifié sur Internet, c'est de la triche. Je l'ai dit à un copain qui le lit aussi, en lui disant qu'il fallait me croire, qu'il fallait réfléchir.
Et puis, ce qui m'a le plus franchement convaincu de la supercherie, c'est que je ne connaissais aucune référence dans ce magazine: aucun avatar d'Animal Collective, aucun DVD "coup de coeur chronic'art de l'an dernier en salles", aucun film ultra attendu dont il faudrait instamment relativiser la qualité, pas de jeux vidéos sortis depuis trois mois (Chronic'art est toujours le dernier à chroniquer les jeux, sauf articles spéciaux et couvertures, pour se laisser le temps de relativiser leurs impressions de joueurs), etc. Bizarre! Il manque une partie des tics (pas forcément négatifs) du mag.
Quand j'avais lu le sommaire du mag, avant sa sortie en kiosque, j'avais remarqué ça. Je me suis réjoui: pas un seul truc que je connaisse déjà, que des trucs à découvrir, chouette!
Et bah non, rien à découvrir...
A part le fait que Chronic'art soit toujours libre dans ses choix éditoriaux de médiateur culturel. C'est ça, le seul événement culturel qu'ils auront participé à faire advenir dans leur magazine en ce mois de 2008. Pour un lecteur fidèle, ça vaut bien plus que tous les événements culturels habituels, parce que la médiocrité règne sans partage dans les médias culturels en France.
Je rectifie en partie ma
Je rectifie en partie ma phrase par laquelle j'ai commencé. J'ai écrit :
"Vous interprétez comme vous voulez, mais ça finira bien par être compris dans son véritable sens."
En fait, il aurait mieux fallu (valu?) écrire :
Votre explication n'est pas rigoureuse (parce qu'il s'agit avant tout d'un magazine en rapport avec la culture, et non d'un journal d'informations... c'est un journal "connecté" d'abord parce qu'il parle fait découvrir des références culturelles), mais voici mon explication qui n'est peut-être pas la seule et unique, et qui est cependant plus rigoureuse.
j'aime beaucoup la page
j'aime beaucoup la page 5
qui n'est qu'en parti un fake
à noter que le forum de chronic'art ne se laisse pas troller, j'en ai fait les frais...
etait-ce parceque j'y disais que c'était de loin le plus interréssant de tous les numéros, ou que c'était les 45 précédents qui me semblaient bidons?
trollement votre
Mise en abime... Si tu leur
Mise en abime... Si tu leur avais dit "je suis trollman", ils se seraient dit "c'est un vip made in chronic'art", et ils ne t'auraient pas censuré. Mais là, s'ils t'ont pris "juste" pour un troll, il se peut qu'ils se soient dit que tu aimais leur mag uniquement pour cet article.
Finalement, c'est sympatique comme troll, de dire que les 45 précédents numéros te semblaient bidons. Ca veut dire que tu les as lus/vus, ce qui n'est pas donné à tout le monde, crois-moi (surtout le numéro 1, épuisé).
Je suis fan de chronic'art et troll. Je crois que les fans sont des trolls pour leurs idoles. On le sent bien quand on est fan, que son idole a envie de te mettre la tête au carré. Incapable de relativiser, le fan prend le boulot de son idole plus au sérieux que l'idole veut bien le dire, même si très au fond d'elle c'est important. Et ça fait chier l'idole, parce qu'elle n'a pas l'habitude ni l'envie de parler de ce qui l'anime, ça l'emmerde, c'est redondant et démystificateur, porno (sans glamour), c'est simplement profane. Si seulement chronic'art construisait un autel, je viendrais m'y agenouiller et je n'irais plus les importuner.
Merci trolltetrame. Y'a des troll comme ça, qui font parler, qui font très plaisir. J'ai toujours aimé les trolls (mais je les ai toujours plaints, étant atteint du même mal: je perds du temps à culpabiliser les gens de venir se donner des airs, parce qu'au fond je cherche toujours comment occuper mon temps avec quelque chose qui me botte).
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