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L’affaire du vrai faux Chronic’art : chasse au scoop et histoire d’égo !

Pour ceux qui n’auraient pas suivi, Chronic’art ce mois-ci a publié un numéro (le #46) totalement faux. L’affaire a démarré il y a trois jours. J’en parle longuement dans mon précédent post. Et elle est résumé dans la video ci-dessous enregistrée avec Raphael Labbé (alias Leafar) et Olivier Maurel (Olivier2point0), les deux Soukoboyz’.
 


 
L'excellente initiative de Chronic'art a le mérite d’illustrer trois choses qui n'était probablement pas calculées par Cyril De Graeve, le patron du journal, mais en même temps pas si inattendues que cela:
 
- D’abord qu’un bloggueur ça fonctionne à l’égo. Dès que j’ai compris que le numéro #46 de Chronic’art était un faux, le 3 Juin au matin, mon premier reflexe a été d’écrire un billet sur mikiane.com et d’en faire la promotion autour de moi. Moins de 5mn plus tard, Raphael postait sur son blog un article relai. A cet instant précis s’est installé entre nous un petit jeu qui  a consisté, pour moi à revendiquer la paternité de la découverte, et pour Raphael à plus ou moins le démentir et reprendre la main sur le scoop  (cf la minute 13:50 de la video ci-dessus). Raphael et moi, nous nous sommes immiscé dans cette faille narcissique et nous nous sommes pris au jeu…
 
- Ensuite qu'un media installé et à forte notoriéré n'est jamais à l'abri d'une manipulation. En effet c’est un journaliste de France Info, David Abiker, qui a été le premier a relayé une fausse info sans verifier ses  sources (Il a très modestement fait son mea culpa aujourd’hui sur VSD). Mais c’est aussi un jeune site participatif qui a été le premier media professionel à déceler le fake. En effet, la rédaction du Post qui a découvert un article bidon posté par Raphael sur leur site a fait son enquête. Ils ont contacté Chronic’art qui les a mis dans la confidence. Plus un media doit prouver sa crédibilité plus il est soucieux de vérifier les infos qu'il délivre (il a beaucoup plus à prouver et à perdre).
 
- Enfin, que chacun avait un intérêt particulier dans le fait garder ou non le secret. A ma connaissance les seuls qui étaient dans la confidence à l'excpetion de l'équipe Chronic'art étaient Leafar, VSD, LePost.fr, L'Observatoire des médias et moi. Nous avons respecté l'embargo. Libération et Ecrans.fr ont refusé de le faire. L’idée ici n’est pas de blamer Libé (ils ont fait leur boulot d'enquête et dévoilé un vrai scoop), chacun d’entre nous avions de bonnes raisons de respecter ou de briser le silence. Libération a préféré sortir le scoop et tenter de surfer sur le buzz. Les autres (bloggeurs et journalistes) ont souhaité jouer le jeu de Chronic’art en espérant probablement une meilleure retombé lorsque l’affaire serait dévoilée : l’annonce était prevue en tir groupé le 13 juin et le numéro #47 devait citer les acteurs qui ont accepté de respecter le secret….  ce qui sera le cas je l’espère :-). Je vous le disais, c'est une histoire d'égo !
 
(Ce billet, vous l'aurez remarqué, n’est qu’un simple exercice de mise en abyme…)

 

Portrait de Pierre Jean

Cette histoire est très

Cette histoire est très interressante. Bravo !

Portrait de Olivier2point0

Bloggeur : nouveau croisé

Bloggeur : nouveau croisé qui cherce la lumière... des projecteurs sociaux... ?!

Article inspiré sur une démarche inspirante. Bravo.

Amusant de lire ceci dans le clair-obscur de la demie-confidence.

Et l'avenir, c'est peut-être un peu cela : les jeux de lumières. Fin de la vérité écrasante en matière de news au profit de la recherche du plus vraisemblable. Il s'agit d'être alors vigilant et responsable : je ne parle pas d'une prudence excessive mais de la précaution du juste... de celui qui aime, avec gourmandise et sens du partage, ce qui a un goût authentique.

A table !

Portrait de Pierre-Yves Platini

C'est vrai que c'est avant

C'est vrai que c'est avant tout une histoire d'ego.
Un blog, c'est une suite d'éditos, de mise en avant d'une personnalité. On tire un peu plus dans cette direction et on arrive, avec la professionnalisation des blogs, à la même logique qui gouverne le business de la production d'émission. Un personnage = une marque. On achète du Delarue ou des gens de son écurie car on aime cette marque. Et quand je lis du Arrington ou du MacManus (et du Mikiane, of course), c'est avant tout parce que j'aime leurs personnalités et celles de leurs comparses.

Mais j'ai le sentiment que cette affaire d'ego, ça travaille aussi pas mal le lecteur. On se moque des midinettes qui rêvent de leur futur dans le mannequinat en lisant Vogue, mais quid de ceux qui rêvent d'être la prochaine start-up à la mode en lisant Techcrunch ? Et quel bonheur lorsque leur Personnage favori leur donne la réplique, approuve un de leurs commentaires, les faisant ainsi entrer dans une histoire qu'ils dévorent tous les jours.

Cette initiative de Chronic'art est excellente. On reconnait ça au fait que chacun est capable d'y lire quelque chose de différent.

Portrait de Michel Levy-Provencal

    Oui, c'est d'autant

 

 

Oui, c'est d'autant plus vrai qu'une des angoisses permanente est de lasser, perdre son aura (si tant est...), son audience. Je me souviens d'un excellent papier de Guillemette sur Rue à propos du stress du bloggueur.  

J'arreterai avant de sombrer. Un jour... rideau et me reconvertirai en therapeute pour ancien blogueur en depression.

 

Portrait de Anne-GAëlle

Bonsoir, C'est très

Bonsoir,

C'est très étrange, je débarque dans un univers assez nombriliste.
J'ai entendu DAvid Abiker, ce matin faire son méa culpa suite à cette malheureuse information passée sur France Info (semble-t-il) J'ai foncé acheter Chronic'art ; Jargon spécifique, je pensais en lisant, c'est que du faux, mais je crois que si cela avait été du vrai, cela aurait été pareil.
Ensuite, de vous voir vous blogueurs (si j'ai tout compris) dénoncé ce vrai faux, être le premier à le voir, le dire tout haut. C'est très puéril, ne pouviez vous pas vous contentez de savoir en secret, dans l'ombre de Chronic'art que vous saviez? Non il fallait le dire haut et fort. Que vos contemporains vous reconnaissent une paternité de la découverte. Que cherchez-vous ? Une existence sur la toile? Mes mots sont peut-être obsolètes mais qu'importe. Je ne prends pas la plume d'écrire parce que si l'on veut vivre la vraie vie, on ne peut pas passer trop de temps devant son écran. C'est peut-être ce que vous reprochez à M Abiker. SAlutations

Portrait de Michel Levy-Provencal

  Tu as tout à fait

 

Tu as tout à fait  raison c'est aussi un univers nombriliste et c'est le propos de ce billet (de ce blog?).

J'ai eu des sites web personnels depuis 1996. Et je blogue depuis 5 ans. Progressivement ce site est devenu un laboratoire. Un labo technique pour tester de nouvelles fonctionnalités, de nouveaux concepts. Un labo personnel où je me livre, donne accés à des histoire plus ou moins privées et rencontre des gens qui s'interressent à cette aventure, qui deviennent des amis ou simplement découvrent le site sans jamais revenir... 

Je me sens souvent comme un cobaye. J'adore cette phrase tiré du blog d'une copine (encore Peggy,... pfff) : "on ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va". Je teste des limites et me brûle parfois (des histoires personnelles surtout), mais c'est une expèrience riche d'enseignements que je m'amuse à analyser... d'où ce blog à nouveau...

Pour répondre à ta dernière question, je pense que la vraie vie est aussi devant un écran. Je ne crois pas à la "séparation" réel/virtuel. Et dans tous les cas c'est surement pas ce que je reproche à David Abiker. Je ne reproche rien à David Abiker... :)

A bientôt peut-être.

M

Portrait de Courageux anonyme

LA démarche sociologique

LA démarche sociologique semble intéressante, mais j'ai quelques craintes sur ce désir de se prendre comme sujet unique et central de sa propre histoire. LA vie de chacun est un laboratoire. Certains n'en ont pas forcément le recul - Ne crains-tu pas de l'image que tu façonnes, que tu t'emprisonnes dans cet égo. Ne faut-il pas s'en détacher ? N'être rien, vivre dans l'ombre en sachant que si la lumière vient tu existes tout de même. Je ne vais pas faire de sermon mais j'ai deux jeunes enfants, qui me rappellent en permanence que je ne suis pas mon propre centre.
Mon centre est partout ailleurs, chez les autres notamment.
Pour ma part, je sens une séparation entre réel et virtuel. L'autre est loin d'être un ensemble de codes binaires, c'est comme si tu résumais un dialogue entre deux personnes comme un simple échange de mots. L'outil machine-écran va peut-être faire naitre une conscience de ce que nous sommes intrinsèquement.
Et si tu vois le réseau comme une finalité n'est-il pas là pour te faire croire que tu ne peux pas faire les choses sans lui ?
Merci de ta réponse et désolée de monopoliser la scène.
Sincèrement. AG

Portrait de Michel Levy-Provencal

Je n'ai pas tout compris au

Je n'ai pas tout compris au commentaire mais sur la question de la séparation réel / virtuel, certes l'usage du clavier et de l'ecran etablit une distance et  donc ne permet pas de "percevoir" l'autre comme on le ferait dans le monde "physique". Mais l'un n'empechant pas l'autre et même parfois  l'un permettant l'autre (je veux dire la rencontre "virtuelle" par rapport à la rencontre "réelle"), je trouve cela plutôt positif. Mais aujourd'hui n'est ce pas banal?  

Les relations amicales ou amoureuses qui s'etablissent en partant du réseau sont souvent plus rapides à se construire ET à se détruire. C'est un retour d'expèrience. Cela veut il dire qu'elles sont superficielles? PAs  necessairement. Il y a des passions ardantes qui naissent par ce biais. Les gens sont plus accessibles, plus facilement en contact, plus rapidement connectés. C'est une affaire d'offre et de demande. La "concurrence" est rude et donc la circulation et les "changements" plus rapides et brutaux.

J'ai conscience de la violence de ce que je décris. Mais c'est vraiment comme cela que cela se passe. Sans l'avoir vécu, je n'aurais pas pu témoigner. C'est aussi ce que je voulais dire quand j'évoquais "le cobaye".

 

Portrait de Anne-GAëlle

Ce n'est pas spécialement

Ce n'est pas spécialement violent ce que tu écris.
J'ai vècu aussi quelques expériences sur le net. Mais j'ai envie de dire que ce ne sont que quelques expériences parmi tant d'autres, c'était amusant, étonnant parfois, on se découvre quelqu'un d'autre. Je ne cache pas que ça me fait sourire.
J'ai envie de dire, il faut changer de registre, parce que sinon on s'enferme dans une bulle et peu de gens peuvent comprendre notre démarche. Ce côté élitiste (on fait partie d'une catégorie de personnes "vous ne pouvez pas comprendre" ) m'agace, je trouve ces personnes très réductrices dans leur approche, n'arrivant pas à se mettre à la portée de l'autre parce que manquant de vocabulaire.

Et puis surtout
Il y a une chose qui me dérange profondément, c'est le rapport au temps.

Portrait de Peggy Sastre

@Anne-Gaëlle : c'est

@Anne-Gaëlle : c'est marrant comme les choses qui se passent sur les blogs, et sur Internet en général, sont très vite taxés de tous les maux. Après tout, le numéro fake de Chronic'art, on aurait pu le tirer sur ronéo dans notre cave et le distribuer sous le manteau, en pouffant, à notre famille et voisins - pourquoi décider de rendre ça public, n'est-ce pas très puéril ? Et vous, pourquoi avez-vous décidé de vous défaire un instant de votre "vraie vie" et d'envoyer votre commentaire ici ? Pour avoir une voix au chapitre ? Vous ne pouviez pas en parler silencieusement à vos bégonias tandis que vous biniez vos plate-bandes ? N'est-ce pas très puéril ? En bref, on est toujours le puéril (allemand) de quelqu'un, question de point de vue...

Portrait de T

Je n'ai pas suivi l'affaire

Je n'ai pas suivi l'affaire et je la démonterai peut-être si j'en ai le temps... ce qui me fait réagir, c'est que je suis plongée dans la lecture du très bon livre d'Antoine Bello "Les falsificateurs", et quand je vois dans vos mains ce faux numéro, ça fait écho...

Je présuppose que la démarche a une possible visée éducative : méfiez-vous des contrefaçons, tout ce que vous voyez n'est pas forcément vrai, développez votre sens critique...

La surinformation constante amplifiée par la planète blogs tend à provoquer des overdoses, des court-circuits qui mènent parfois à de la pure désinformation, voire à de la réplication simple à l'infini... la valeur ajoutée n'est pas toujours démontrée, si ce n'est, comme vous les soulignez justement, la petite guéguerre du "j'l'ai dit le premier"... nous sommes parfois plus dans une cours de récré que dans une salle de rédaction "planétaire" digne de ce nom...

Je pense que la démarche de Michel est globale et un peu construite (même s'il revendique un apparent chaos), vu que dans le même temps il participe au lancement de France 24 The Observers...

Portrait de Romeo

Vous interprétez comme vous

Vous interprétez comme vous voulez, mais ça finira bien par être compris dans son véritable sens.
Les chroniques de livres non réédités, ce n'est pas la majorité de ce magazine. Chronic'art est surtout un magazine de références culturelles, un prescripteur. Il est très simple de vérifier que c'est faux: chercher à écouter tel disque, chercher des infos ou une bande-annonce sur tel film, etc. Mais vous, vous dites que ça demande un petit travail de recherche sur internet, à propos de Sexchange.
Ce qui est démontré dans ce numéro de Chronic'art, ce n'est que ceci: les lecteurs de Chronic'art y lisent ce qu'ils ne lisent pas ailleurs, et parfois ils le lisent juste pour le lire. Pensons-y : ça parle de musique, de films, de littérature, ... et il y a des gens (comme moi) qui le lisent pour lui-même. Oui c'est assez stupéfiant d'être aussi encrouté: lire un article sur de l'art et puis passer à autre chose, sans aller plus loin.

Je crois que c'est ça le plus impressionnant: ils critiquent surtout le lecteur, ils lui disent de se secouer. Oui, se secouer. Parce qu'un lecteur encrouté peut continuer à lire le magazine comme si de rien n'était: il ne diffère en fait en rien d'un autre numéro de chronic'art.

J'ai compris que c'était un faux au bout de deux articles (celui sur "gomsk" (en couverture), et celui habituel de la rubrique "Wesh! Les films en direct de LA") et une fausse pub (à la fin du numéro, deux journalistes de chronic'art et un auteur chez la même maison d'éditions, font une pub pour un nouveau téléphone portable). Je me suis dit: jamais ils ne tomberont aussi bas. Puis je me suis dit: ils sont capables de faire un fake gros comme ça, c'est difficile de convaincre tous les journalistes et tout le staff, mais je crois en leur force de vérité.
Je n'ai pas vérifié sur Internet, c'est de la triche. Je l'ai dit à un copain qui le lit aussi, en lui disant qu'il fallait me croire, qu'il fallait réfléchir.

Et puis, ce qui m'a le plus franchement convaincu de la supercherie, c'est que je ne connaissais aucune référence dans ce magazine: aucun avatar d'Animal Collective, aucun DVD "coup de coeur chronic'art de l'an dernier en salles", aucun film ultra attendu dont il faudrait instamment relativiser la qualité, pas de jeux vidéos sortis depuis trois mois (Chronic'art est toujours le dernier à chroniquer les jeux, sauf articles spéciaux et couvertures, pour se laisser le temps de relativiser leurs impressions de joueurs), etc. Bizarre! Il manque une partie des tics (pas forcément négatifs) du mag.
Quand j'avais lu le sommaire du mag, avant sa sortie en kiosque, j'avais remarqué ça. Je me suis réjoui: pas un seul truc que je connaisse déjà, que des trucs à découvrir, chouette!
Et bah non, rien à découvrir...
A part le fait que Chronic'art soit toujours libre dans ses choix éditoriaux de médiateur culturel. C'est ça, le seul événement culturel qu'ils auront participé à faire advenir dans leur magazine en ce mois de 2008. Pour un lecteur fidèle, ça vaut bien plus que tous les événements culturels habituels, parce que la médiocrité règne sans partage dans les médias culturels en France.

Portrait de Romeo

Je rectifie en partie ma

Je rectifie en partie ma phrase par laquelle j'ai commencé. J'ai écrit :
"Vous interprétez comme vous voulez, mais ça finira bien par être compris dans son véritable sens."
En fait, il aurait mieux fallu (valu?) écrire :
Votre explication n'est pas rigoureuse (parce qu'il s'agit avant tout d'un magazine en rapport avec la culture, et non d'un journal d'informations... c'est un journal "connecté" d'abord parce qu'il parle fait découvrir des références culturelles), mais voici mon explication qui n'est peut-être pas la seule et unique, et qui est cependant plus rigoureuse.

Portrait de trolltetrame

j'aime beaucoup la page

j'aime beaucoup la page 5
qui n'est qu'en parti un fake
à noter que le forum de chronic'art ne se laisse pas troller, j'en ai fait les frais...
etait-ce parceque j'y disais que c'était de loin le plus interréssant de tous les numéros, ou que c'était les 45 précédents qui me semblaient bidons?
trollement votre

Portrait de Courageux anonyme

Mise en abime... Si tu leur

Mise en abime... Si tu leur avais dit "je suis trollman", ils se seraient dit "c'est un vip made in chronic'art", et ils ne t'auraient pas censuré. Mais là, s'ils t'ont pris "juste" pour un troll, il se peut qu'ils se soient dit que tu aimais leur mag uniquement pour cet article.
Finalement, c'est sympatique comme troll, de dire que les 45 précédents numéros te semblaient bidons. Ca veut dire que tu les as lus/vus, ce qui n'est pas donné à tout le monde, crois-moi (surtout le numéro 1, épuisé).
Je suis fan de chronic'art et troll. Je crois que les fans sont des trolls pour leurs idoles. On le sent bien quand on est fan, que son idole a envie de te mettre la tête au carré. Incapable de relativiser, le fan prend le boulot de son idole plus au sérieux que l'idole veut bien le dire, même si très au fond d'elle c'est important. Et ça fait chier l'idole, parce qu'elle n'a pas l'habitude ni l'envie de parler de ce qui l'anime, ça l'emmerde, c'est redondant et démystificateur, porno (sans glamour), c'est simplement profane. Si seulement chronic'art construisait un autel, je viendrais m'y agenouiller et je n'irais plus les importuner.

Merci trolltetrame. Y'a des troll comme ça, qui font parler, qui font très plaisir. J'ai toujours aimé les trolls (mais je les ai toujours plaints, étant atteint du même mal: je perds du temps à culpabiliser les gens de venir se donner des airs, parce qu'au fond je cherche toujours comment occuper mon temps avec quelque chose qui me botte).

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Le TGI de Bonneville met en ligne des "contenus pirates" !!!

Quelle surprise ce matin en tombant sur cette alerte de Damien Guinet (blogitexpress) dans mon flux friendfeed, "Heu, il y a comme un problème sur ce site : http://www.tgi-bonneville.just...". En effet, le site du tribunal de grande instance de Bonneville affichait fièrement une page proposant en libre téléchargement une série de contenus pirates (des films et des jeux)! Voici une copie d'écran du site dimanche 5 janvier à 11h20... Rigolo non?

Social Media, Tech, Marketing : les conférences 2009 !

S'il n'y avait qu'un seul rendez-vous à ne pas manquer en 2009, ce serait évidemment la TED Conference (comme tous les ans)... Mais je n'y serais pas :-( , en revanche, voici une sélection des bons plans Marketing, Social Media et Tech de l'année 2009 aux US et dans le monde. De quoi faire une petite sélection personnelle. (mon Bestof : la DEMO à Palm Desert en Mars et la Web2.0 à NYC en septembre...).

Suivez des MoJos

Equipement en vrac d'un MoJo (Mobile Journalist) par natachaqs

Les journalistes contemporains sont des DJs et des MoJos (des journalistes mobiles). Ils publient sur Flickr, Youtube, Twitter, Friendfeed... via leurs terminaux mobiles et en direct depuis le terrain. Sur MediaOnTwitter retrouvez une liste de reporters, journalistes et bloggueurs à suivre sur Twitter. 

PS: Pour aller plus loin je vous conseille aussi Twitter.alltop.com agrégateur d'informations sur Twitter et Twitterati@alltop une compilation des 5 derniers messages de "l'élite Twitter".

Les tendances de la presse américaine sur Internet

Techcrunch publie (The Use of the Internet by America's Newspapers ) une étude réalisée par le cabinet de webdesign The Bivings Group. Celle-ci dresse, pour la troisième année consécutive, un panorama minutieux des pratiques des 100 premiers journaux américains sur Internet - de USA Today (2,28 millions d'ex) au Harrisburg Patriot News (95 588 ex). 

Les incontournables - vu sur tous les titres étudiés (ou presque) :

  • les flux RSS sont sur tous les sites. 95% des journaux offrent même des flux RSS distincts par rubriques.
  • la vidéo est présente d'une manière ou d'une autre sur tous les sites, passée de 61% des sites en 2006 à 92% en 2007.
  • les blogs de journalistes sont quasi-obligatoires avec 95% des journaux qui en proposent. [voir aussi le précieux et méticuleux tour d'horizon de la politique de blogs des médias français réalisé par François Guillot]
  • la publicité en ligne : liens sponsos, bannières, interstitielle - dans le cochon, tout est bon.

Les plus populaires - la généralisation la plus rapide :

  • le partage de favoris (social bookmarking) est devenu un "standard industriel", proposé sur 92% des sites contre 7% en 2006. Idée : promouvoir le contenu augmente le nombre de pages vues et donc les recettes publicitaires.
  • les commentaires sur articles. Sur 33% des sites en 2007, cette option existe maintenant chez 75% des journaux. "Une façon aisée pour les titres de jauger quels genres d'infos intéressent leurs lecteurs et de créer une communauté atour de leurs contenus".
  • 76% des sites proposent une section "les +" (lus/vus/emailés/commentés). La recommandation fait son trou.

Les émergents - ce qui perce

  • le site mobile s'impose désormais comme une option nécessaire sur 64% des titres, contre 53% en 2007.
  • les contenus générés par les utilisateurs (UGC) arrivent progressivement sur les sites : 58% acceptent des photos de leurs internautes, 18% de la vidéo, 15% des articles.  

Les losers - ce qui ne se fait plus

  • les podcasts sont en perte de vitesse, offerts sur 40 sites, contre 49 l'an passé.
  • l'inscription pour accéder à des contenus gratuits est bientôt en voie de disparition : 11% des sites le demandent en 2008, ils étaient encore 29% en 2007.

Les minoritaires - ce qui continue à exister poussivement

  • 10% des journaux ont créé un réseau social. C'est le double de l'année dernière, mais encore reste faible - contrairement aux attentes de Bivings.
  • les tags sont absents de 91% des sites.

Conclusion de l'étude :

"les journaux ouvrent leurs sites Internet à un nombre croissant d'utilisateurs. Cela montre un changement de la manière dont la presse américaine voit le Net : plutôt que de le considérer comme une menace pour son lectorat, l'industrie de la presse écrite commence à utiliser Internet pour créer des communautés en ligne autour de leurs publications."

"Les journaux ont affiné leurs outils et services qui améliorent l'accès à l'information et le partage avec une audience élargie. Plutôt que de s'intéresser à toutes les tendances d'Internet, ils se sont concentrés sur les outils qui améliorent leur relation avec leur lecteurs et augmentent les pages vues de leurs articles."

"les quotidiens sont concentrés sur l'amélioration de ce qu'ils ont déjà, quand la réinvention serait ce qui est nécessaire pour l'industrie de sortir de la crise actuelle."

Comprendre Google de l'intèrieur...


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