
Cyrille de Lasterie (aka Vinvin) (crédit Rodrigo Sepulveda)
Jeudi 28 mai a eu lieu à la Cantine numérique à Paris une soirée pilote TEDxParis. La soirée a été organisée par l'équipe TEDx Paris en partenariat avec Faber Novel, La Cantine Silicon Sentier et France 24.
L'objet de ce pilote était d'expérimenter à petite echelle un évènemenent TED en France dans l'objectif d'organiser dans un futur proche quelquechose de plus grande ampleur.
Les premiers compte rendus de la soirée pilote du 28 mai dernier arrivent sur http://tedxparis.com. Au fur et à mesure de leur finalisation, vous pourrez retrouver photos, videos, mindmaps, et compte rendus (grace notamment à l'équipe d'Owni.fr)
Pour être mis au courant plus simplement et être averti des prochains évènements, l'équipe TEDx Paris conseille de rejoindre la page TEDx Paris sur Facebook.
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On a tous connu des moments de solitude qu'on garde au fond de soi, des petites hontes qu'on évite de partager. Ces instants où on se sent abandonné des siens, diminué, tout honteux. J'en connais un d'assez récurrent: expliquer mon métier à des gens qui n'ont pas la moindre idée de l'univers dans lequel je travaille...
Vous savez, ces repas de famille où l'on retrouve les vieux cousins qui ont fait fortune dans la finance ou qui ont repris l'affaire de textile de papa et qui désormais sous-traitent en Chine et en Thailande... Bref, jusqu'à présent, ma parade ultime consistait à regarder au fond de mon verre et dire en deux mots que j'étais webmaster! Trop compliqué de parler de mes études, de l'école d'ingé aux Beaux-Arts, des startups, des projets de banque en ligne, des programmes de dématerialisation de l'administration publique, des projets communautaires, de l'idéal libertaire, des nouveaux médias, de Rue89, de TED,... La seule chose que les gens ont fini par intégrer c'est la crypto-simplicité de mon job en quelques mots: "webmaster d'une chaine d'infos internationale"... Ceci-dit, déjà pas mal par les temps qui courent.
Ce matin, ma revue de blogs quotidienne m'a peut-être soufflé une solution. Je suis tombé sur un billet de Rory Sutherland qui définit le concept de "créativiste" en opposition à celui de "capitaliste". Le créativiste est un individu qui consacre son énérgie à créer, dans le but unique de Créer et qui puise sa motivation dans sa passion pour la Création. Le capitaliste, tire avant tout sa motivation du gain de productivité et de l'augmentation de rentabilité quelquesoit le domaine d'activité. C'est assez classique comme dichotomie et l'approche est salement manichéènne mais je crois qu'elle colle bien à l'idée que je me fais de mon activité: je suis peut-être un de ces créativistes!
La prochaine fois qu'on me demande ce que je fais dans la vie je dirais ça: "je suis un créativiste!". Un tout petit rivet dans la grande roue de l'innovation, un atome dans la galaxie de la création. Je sais, ça risque de mal passer, de faire prétentieusement cool, genre petit webmaster, geek looser de 35 balais, bobo parigo en tee-shirt basket qui se la joue génie de l'internet et qui n'a jamais reussi à placer (garder en l'occurence) un seul centime de capital dans une quelconque de ses multiples créations (qui pourtant, ont parfois "performé"...). Certes, mais je pense pouvoir en tirer un certain bénéfice moral. Ca se tente, non?
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La première TEDx Paris aura lieu en mai prochain. Vous êtes déja plus d'une centaine à avoir rejoint le groupe sur Facebook et je reçois beaucoup de messages positifs.
Il est temps de commencer à rentrer dans le bain... Je vous invite à faire un tour sur la liste complète des talks depuis leur toute première publication. Sur la base de cette liste, pour voir un TED, il suffit d'effectuer une recherche sur le titre du talk dans Google. Par exemple : pour rechercher le talk « La Vie en Rose » il suffit de saisir dans Google site:ted.com «la vie en rose»
Préparons ensemble la première session en partageant nos TED préférés. Cela nous permettra de constituer les premiers items du catalogue de projection de la première session. Il vous suffit pour cela d'indiquer en commentaire juste en dessous quel(s) talk(s) vous appréciez ou de poster un message sur le wall du groupe TEDx Paris.
Voici ma liste préférée...
- The paradox of choice
- A surprising parable of foie gras
- Why are we happy? Why aren't we happy?
- Why people believe strange things
- "La Vie en Rose"
- Why design?
- One Laptop per Child, two years on

La crise est une réelle opportunité... pour nous inviter à changer le monde!
Depuis 25 ans, il existe une communauté qui a pour mission de propager des idées pour changer le monde: TED organise des conférences de l'autre coté de l'Atlantique au cours desquelles ses membres échangent leurs visions du monde et tentent de le transformer. Les exposés couvrent un large éventail de sujets, tel que la science, les arts, la politique, les questions mondiales, l'architecture, la musique et plusieurs autres sphères de compétences. Les intervenants eux-mêmes sont d'une grande variété de disciplines.
Grande nouvelle, TED vient tout juste de créer un nouveau programme qui permet à quiconque d'organiser des évènements dérivés de leur conférence. Le programme s'appelle TEDx. Voila quelques semaines que je suis en contact avec l'équipe qui gère le projet pour tenter de relever le défi à Paris!
Le pitch: TED diffuse ses conférences sur Internet et touche un public de plus en plus large. En revanche, malgré le potentiel, personne jusqu'à présent n'a proposé d'organiser en France des projections suivies de débats. Ce type d'évènements pourrait pourtant suciter la création de projets innovants et passionants...
Le programme pourrait être simple:
- une fois par mois, un soir ou un aprés midi de week-end
- une cinquantaine de personnes se retrouve pour quatre heures de TED et de débat
- les participants sont invités à choisir les conférences qui seront projetées et les débats qu'ils souhaitent animer
- deux ou trois salles de projections pourraient être suffisantes pour une cinquantaine de personnes
Une première session devrait être programmée pour le printemps. Probablement à la Cantine... Je vous tiendrais évidemment au courant!
Inscrivez vous sur le groupe Facebook afin de rejoindre la communauté TEDxParis et rester au courant des activités avenir.

Internet a été construit par l'interconnexion progressive et successive de matériels, de données puis d'objets sémantiques. Si l'évolution continue, la logique veut que la nouvelle étape soit la mise en oeuvre d'un système reliant les éléments de la "couche supérieure". Il s'agirait de créer un réseau de "cerveaux" et d'entités artificielles autonomes et pensantes !
Souvenons nous en 1990, qui aurait pu imaginer la révolution qui allait s'opérer dans les années qui ont suivi? Pourquoi ne verrions nous pas apparaitre, dans les prochaines décennies, le Bionet tel que décrit dans l'excellent "Reboot America", best-seller du moment et qui est proposé en téléchargement gratuit.
Le Bionet est un réseau d'implants cérébraux sans fil permettant la connexion de l'ensemble de l'humanité au sein d'une conversation libre, continue et décentralisée.
Pour aller plus loin vous pouvez aussi visionner la conférence de Kevin Kelly à propos des 5000 prochains jours du Web (publiée par TED.com)
Pour aller encore plus loin:

Ne ratez pas "What Would Google Do?" par Jeff Jarvis (de Buzz Machine). Le livre est dispo sur Amazon en précommande pour livraison le 2 Fevrier prochain!
Lire la suiteEn cinq années de blogging si je n'avais eu à écrire qu'un seul billet, cela aurait été celui-ci. "We are what we share" est plus qu'un slogan, c'est une philosophie, un mode de pensée qui change radicalement le rapport à la création, au travail, aux autres, à la vie en somme.
(Ce billet est en permanente évolution... revenez de temps à autre y jeter un coup d'oeil)
La puissance du collaboratif en animation:
Pour aller plus loin :
Il faut expliquer epsilon et l'infini à Philippe Val...
Le Réseau des pirates, ce n'est qu'un premier pas !
Quand la "Freelosophy" apporte des réponses à la crise politique
Société de l'égo(boo) et économie de l'influence
Les professionnels de la Culture adoptent enfin le bon modèle
Le freemium, avenir de l'économie de la Culture
Les agrégateurs éditorialisés, médias de demain?
Le copyleft un nouveau modèle pour la création artistique
BONUS:
Best Youtube ever, la puissance du mix...
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C'est tout un lot d'innovations qui arrive sur le Lab France24. Pendant les huit prochaines semaines, jusqu'au 6 décembre, date d'anniversaire des deux ans de la chaine, le Lab France24 va publier ses nouvelles applications multimédia.
Jusqu'au 6 décembre sera livré en beta-test ou en production quasiment un nouveau projet par semaine. Dans les cartons :
* Une nouvelle version du Site Observers
* Une grille des programmes interactive permettant de visionner toutes les émissions passées
* Un système de « rewind » sur la chaine en direct (la version alpha privée a été livrée hier)
* Un nouveau système de podcast
* Une nouvelle version du site mobile
* Une application Quizz Facebook
* Une nouvelle version du site Internet integrant une classification des contenus Web France 24 par thématique / émission / auteur et améliorant ainsi la navigation et la génération de flux de syndication
* Une série de widget Web affichant les dernières informations France24 paramétrables et installables sur vos sites et blogs.
* Une série de Widget Windows et MacosX permettant de suivre l'actualité depuis son poste de travail
* De nouveaux forums thématiques sur l'actualité
France24 a décidé, pour améliorer la qualité de ses produits, d'impliquer très tôt ses utilisateurs dans le processus de fabrication. Le lab va donc proposer à ses membres des accés spéciaux aux versions beta de ses nouveaux projets.
Si vous souhaitez faire partie du programme, il suffit de s'inscrire au Groupe Facebook France 24 Lab et vous recevrez régulièrement des informations et des codes d'accès.
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Marten van Valckenborch. credit photo: flickr.com/photos/imagem-mundo
En réaction à mon billet d’avant hier à propos du déclin du sentiment d’appartenance national Thomas Jestin, nouveau venu sur mikiane.com et auteur de http://appeldu18janvier2008.wordpress.com, a évoqué une émission enregistrée par Public Sénat au cours de laquelle Jacques Attali parle d’un système qui pourrait devenir la nouvelle grande révolution d’Internet : je veux parler de la traduction automatique instantanée de textes…
Aujourd’hui « les Internet » français, anglais, espagnols, portugais, chinois, indiens, japonais, coréens…. sont globalement techniquement connectés (la Chine l’est de plus en plus…). La dernière frontière entre internautes reste celle de la langue. Il est rare de trouver des français sur les réseaux sociaux coréens… Mais imaginez qu’un système permette des traductions instantanées de grande qualité, la barrière de la langue pourrait sauter et le village planétaire voire réellement le jour.
Qu’est ce qui limite aujourd’hui cette révolution ? Les moyens techniques : les services comme Google Translation, Reverso, Traduction Voilà, Systran que nous connaissons ne sont pas de bonne qualité et ne peuvent pas prétendre, dans l’état, à rendre un service de traduction efficace à l’echelle de l’ensemble d’Internet.
Les problèmes principaux rencontrés dans les algoritmes de traduction de textes sont dûs à la complexité du contexte sémantique d’expression des interlocuteurs et à la taille des corpus de mots et de syntaxes connus par le système. Afin d’améliorer les traductions il est encore nécessaire de faire intervenir le cerveau humain. Mais on ne peut pas imaginer installer un traducteur-correcteur entre chaque interlocuteur… En revanche il est possible d’utiliser ces mêmes interlocuteurs pour réaliser les corrections. Prenons l’exemple d’une conversation via une page de commentaire sur un blog. Un chinois souhaite lire mikiane.com qui est écrit en français (c’est un exemple peu probable je vous l’accorde… :-)). Pour que la traduction soit compréhensible en cantonais, il faut lors de l’écriture du billet, prendre en compte les contraintes du système de traduction. Un logiciel qui s’installerait sur le traitement de texte pourrait indiquer au fur et à mesure de l'écriture de l'article le niveau de compréhension de celui ci par le traducteur automatique. En somme vous écrivez un mot inconnu ou utlisez une tournure de phrase ambigüe, le système le detecte et vous l’affiche. Il vous pose des questions et vous aide à lui parler « dans sa langue ». Simultanément, un système expert apprend "votre langue" au traducteur automatique en constituant un corpus de mot et d’expressions personnels. Le lecteur chinois pourrait à son tour utiliser le même système lorsqu’il souhaite poster un commentaire : une machine semi-automatique de traduction universelle et le début de la fin des frontières linguistiques sur le net.
Mais il y a une faille dans l'exposé. Quand j’évoque un système expert qui permettrait d’enrichir les corpus de mot et d’expressions afin d’intégrer les variations de la langue des interlocuteurs, il manque un élément dans la chaine. Qui apprend à la machine à traduire les corpus de mots et les expressions personnels? C’est là qu’intervient le réseau : un Wikipedia de la traduction! Des centaines de mots, d’expressions, de textes, livrés aux contributeurs internautes polyglotes prêts à donner de leur temps pour enrichir la machine. La puissance de la participation au profit de la "débabélisation" de l’internet….
Lire la suiteEgoboo : mot anglais familier utilisé initialement dans le milieu de l’Open Source pour exprimer le plaisir reçu provenant de la reconnaissance par le public d'un travail volontaire. Le terme est utilisé pour décrire la valorisation de l'ego ressentie par une personne en découvrant son nom publié.

Quel est le besoin le plus important dans nos sociétés occidentales ? Aujourd’hui, à quelques exceptions près, les ressources comme l'eau, la nourriture ou la sécurité physique ne sont plus nos préoccupations majeures. Dans la pyramide de Maslow, les besoins de troisième et quatrième niveaux sont les plus criants: « estime », « amour », « attention », « appartenance » et « reconnaissance ».
Nos sociétés individualistes finissent naturellement par produire des égos blessés et boursouflés. Le besoin d’estime des autres, d’attention, d’amour et de reconnaissance, se transforment en quête permanente de « territoires d’influence » ; influence non pas des organisations (nations, gouvernements, marques ou entreprises) mais bien des individus sur d’autres individus.
L’explosion des phénomènes panoptiques (cf ce post d'aout 2007), les télé-persos, le blogging, les réseaux sociaux,... tout cela n’est il pas à la fois le symptôme d’une immense blessure narcissique et la solution de compensation ?
Projection ? Probablement ! Mais pas seulement… Les déferlantes Facebook, MySpace, Twitter,… sont là pour en témoigner. Chacun est en quête de célébrité personnelle. Une culture hyper-pop émerge et le net en est le terrain de jeu privilégié.
Les individus prennent le pouvoir en leur simple nom par leur unique capacité à infiltrer, agréger, constituer des réseaux sur lesquels ils finissent par avoir de l'influence. L'autorité est gagnée par agglomération de micro-ascendances, micro-prestiges, micro-notoriétés. L'identité et l'influence se construisent de paire. C'est l'influence qui fait l'identité et l'identité l'influence.
Dans la "société de l’égo(boo)", l'important est d'exister en se référant positivement ou négativement à un groupe, un mouvement, une culture ou une idée et d'attirer autour de soi une masse critique d'individus sur lesquels exercer assez d'influence pour en tirer un bénéfice.
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