L'IA, une chance sans précédent pour les solopreneurs

Le récit d'un marché du travail radicalement balayé par l'arrivée massive de l'IA occupe tout l'espace médiatique. Or ce récit éclipse une autre réalité : le 4 septembre, The Economist publiait un dossier annonçant la création d'un million d'emplois nets aux États-Unis entre 2023 et 2026.

Connaissez-vous Ben Cera ? À San Francisco, ce Français a fondé Polsia, une entreprise pilotée par des agents d'IA. Elle vient de lever 30 millions de dollars sur une valorisation de 250 millions. Traction déclarée par le fondateur : près de 10 millions de revenus annualisés, un seul employé, le fondateur et zéro salarié. 

Le mouvement des solopreneurs est encore naissant mais il émerge partout : aux États-Unis, en Chine et en Europe.

La Chine l'a d'ailleurs déjà inscrit dans sa politique industrielle. Le ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information a publié un plan triennal, 2026-2028, qui inclut explicitement les « one-person companies » et les « super individual entrepreneurs » parmi les bénéficiaires du soutien public. Puissance de calcul subventionnée, jeux de données industriels, accès à des cas d'usage réels, incubateurs, espaces de travail partagés : l'État met l'infrastructure à disposition de ceux qui entreprennent seuls.

Certaines villes ajoutent des loyers gratuits, des prêts dédiés ou une prise en charge des coûts informatiques. L'objectif affiché est de faire émerger plus de 10 000 PME innovantes et 2 000 « little giants » d'ici 2028. Que l'on partage ou non l'ambition du modèle, le signal est clair : Pékin considère l'entrepreneur augmenté par l'IA comme une catégorie économique à part entière, à équiper et à financer. Ce n'est pas un pari individuel, c'est une politique publique.

Longtemps, faire grandir son entreprise signifiait embaucher, lever des capitaux, organiser le travail des autres. Cette équation commence à changer. Une personne seule peut désormais concevoir un service, le vendre et suivre ses clients avec l'aide d'agents d'IA. Entreprendre seul ne veut plus dire tout accomplir seul. Réduire cette évolution à quelques développeurs millionnaires serait manquer l'essentiel. Il faut penser à l'artisan qui rentre du chantier et retrouve ses devis à terminer. Au consultant dont les dimanches disparaissent dans les propositions commerciales. Leur problème n'est pas un manque de savoir-faire : c'est de devoir exercer cinq métiers pour vivre du leur. Aujourd'hui, l'IA est une aide précieuse pour ces profils d'entrepreneurs. Préparer une réponse, rapprocher des factures, ébaucher un devis que le professionnel vérifiera. Pour l'indépendant, quelques heures rendues chaque semaine changent beaucoup. Elles permettent d'accepter une commande jusque-là refusée faute de temps, ou simplement de retrouver une soirée.

La productivité prend alors un sens très concret : elle se mesure aussi à la liberté retrouvée.

La France a enregistré 758 600 immatriculations de micro-entrepreneurs en 2025, selon l'Insee, en hausse de 6 % sur un an et à son plus haut niveau historique. Derrière ce record, autant de projets qui méritent mieux qu'un débat stérile sur leur remplacement. Il faut rendre ces outils accessibles, former à leur usage et apprendre à déléguer sans perdre la maîtrise de son activité. Cela passera par l'émergence d'une infrastructure technique, la création d'un nouveau statut légal et l'accompagnement d'une véritable révolution culturelle.

D'autres pays l'ont compris avant nous. Nous avons appris à associer la réussite d'une entreprise à sa taille. L'IA nous invite à regarder autrement notre tissu de petites entreprises : non comme des organisations condamnées à manquer de moyens, mais comme des lieux où peut se construire une autre manière de travailler. Voilà un sujet constructif sur la place de l'IA dans le futur du travail.


Découvrez QAPTEN ASSISTANT

L'assistant IA qui travaille pour vous, pas seulement avec vous !

 

Un super assistant IA dans le creux de la main. Pensé pour les pros qui n’ont pas le temps.

Ce n'est pas un chatbot de plus. C'est un vrai assistant opérationnel. Parlez-lui dans Telegram comme à un collègue. Il comprend, retient, se connecte à vos outils et exécute des tâches utiles au quotidien.

Michel Levy provençal